Category Archives: Beach Life

Vie quotidienne sur une île tropicale.

Easy riders

Je publie régulièrement sur ce blog des notes concernant les multiples chats qui orbitent par là autour. Je suis un papy à chats, rien à redire de ce côté là. Or il se trouve qu’un bon nombre de mes collègues sont plutôt « chiens ». Je n’ai rien personnellement contre les chiens, je les apprécie même plutôt, mais certains sont plus inconditionnels que moi.

Je pense en particulier à ma collègue Tam, qui a un chien dénommé « Biscuit » (prononcé à l’anglaise, c’est-à-dire « Croquette » en français), et qui en plus d’être adorable et joueur, possède un véritable talent de pilote :

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Tous les soirs, Tam et Biscuit repartent à la maison (ou en piste, car Tam est aussi adorable et joueuse !), et comme Biscuit est relativement sobre au niveau de sa consommation d’alcool, c’est toujours lui qui tient le guidon :

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Avec un chat, ce n’est malheureusement pas possible…

wagyu

Pour mon anniversaire, ma femme m’avait promis un bon resto sur l’île d’à côté. Chose promise, chose due, nous sommes allés l’autre soir sur Koh Samui, plus exactement à Bo Phut, au fameux resort « The Library ». L’endroit est un des hotels les plus design que je n’aie jamais vu : lignes totalement épurées, couleur blanche dominantes, plafonds à 6 mètres, entièrement équipés hi-tech, pommes croquées à tous les étages. Tarifs en rapport, entre 250 et 300 € (€, pas THB !) la nuit, mais cela les vaut largement. Bref, si vous coulez vous offrir un craquage, je vous recommande chaudement l’endroit.

Et le resto… vue sur la plage, et carte à l’avenant. Avec en particulier une spécialité que je n’avais jamais expérimentée (et que je ne pourrai jamais m’offrir en Europe avec mon maigre salaire de plongeur) : le boeuf Wagyu. Pour les campagnards comme moi qui ne connaissent pas, le boeuf wagyu ou boeuf de Kobe est une variété de bovins japonais, élevés depuis la nuit des temps au pays du soleil levant, et dont la qualité de la viande fait passer un charolais pour une semelle de godasse. La graisse intramusculaire (indice 9+ alors qu’un « bon » boeuf de chez nous tourne entre 4 et 6) donne une saveur et une texture absolument incomparable. C’est tendre comme du beurre, et incroyablement goûtu. Bref sans doute la meilleure viande que je n’aie jamais mangé de toute ma vie. Présentation, accompagnement et quantité irréprochables, en un mot inoubliable :

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Et cerise sur la gâteau, on a même réussi à dénicher sur la carte des vins un petit cabernet français tout à fait honnête et pas trop cher. Vivement la prochaine escale à Koh Samui !

Banc de test

Dans la plongée, il ne faut rien laisser au hasard. Quand on est un grand professionnel comme moi, on doit impérativement être sûr que le matériel est fiable et bien adapté. Chaque pièce d’équipement doit donc subir une série de tests impitoyables afin de garantir la fiabilité.

Voici par exemple à quoi ressemble le banc de test pour le contrôle qualité des palmes :

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Charme et tempes grisonnantes

Quand on arrive à un certain âge, il y a en permanence une quantité d’éléments qui tendent à nous rappeller notre décrépitude plus ou moins avancée. Le calendrier d’abord, impitoyable, qui affiche ostensiblement une année de plus. Et maintenant avec les version électronique, plus moyen d’oublier d’enlever le feuillet du jour courant; il le fait tout seul, plus moyen de tricher…

Il y a aussi les objets présents sur la table de nuit. Fini les paquets de préservatifs, livres cochons (bon, ça c’était plutôt planqué sous le matelas), restants de pizzas froides. Maintenant c’est beaume du tigre, pastilles de Rennie, aspirine et mouchoirs en papier.

Et finalement, ce sont le genre des filles que l’on arrive à séduire. Fini les minettes de 18 ans, maintenant ce sont les mères de famille qui tablent sur la potentielle recomposition de cette dernière. En ce qui me concerne, cela vient de m’arriver : une mère de famille n’arrête pas de me faire du charme depuis quelques jours. Je passe mes soirées avec elle sur mes genoux, et je sais qu’elle a 3 ou 4 enfants quelque part, même si elle hésite encore à me les présenter. D’ailleurs voici une photo datant de hier soir :

Une minette sous mon charme

Si cela ne se passe pas bien, je n’ose imaginer ce que me coûtera en croquettes la pension alimentaire pour les enfants…

C’est dengue !

Oui, je sais, ce fut un long silence… Mais j’ai des circonstances atténuantes. Tout d’abord, et pour expliquer le subtil jeux de mots en titre  de ce présent article, nous avons ma tendre moité et moi-même attrapé la dengue. Oui, la « dengui fever », aussi très justement surnommée « bones breaking fever ». Expérience faite, ce surnom lui va comme un gant. Les symptômes sont une fièvre de cheval, tournant autour de 40 degrés, et des douleurs générales dans toutes les articulations et tous les os. C’est une infection virale, donc pas de traitement particulier, sinon de la patience. On peut bien prendre du paracétamol pour tenter de faire basser la fièvre, mais cela passe de 40 à 39.5 pendant une heure de temps. Ce n’est donc pas très efficace. Et du coup, on ne l’est pas non plus; impossible de travailler (ça pour le moins), de se faire à manger (de toute façons on n’a pas très faim); de se déplacer (le premier médecin est en plus à 15 km); ni même de regarder la télé (même un épisode de Derrick sur TV5 va trop vite).

Et en plus de cela il y avait la seconde circonstance atténuante : on devait rentrer en Suisse dans quelques jours… Comment prendre le taxi, le bateau, le bus et finalement l’avion dans un état pareil ? On s’est finalement débrouillés pour aller sur l’île d’à côté où l’infrastructure médicale est de niveau occidental. On a donc eu la permission du médecin pour prendre un vol long courrier. Mais mon Dieu que c’était looonnnng… Et l’arrivée à Genève, bonjour le choc thermique ! On s’est pris au moins 30 degrés dans la figure, plus 50 bons centimètres de neige.

Mais bon, nous y sommes finalement parvenus. On a retrouvé la maison, vide, froide, sans chats, mais heureusement en bon état. Et la cheminée a rapidement repris du service. Et comme on avait été prévoyants, les gros pulls et autres moonboots nous attendaient dans le placard depuis le mois d’août. Et puis même si le contraste entre nos deux mondes est pour le moins violent, cela fait tout de même bien plaisir de revoir les amis, ex-collègues et parents. Finalement, le monde à l’envers avec les vacances à la neige et le travail sous les tropiques, ce n’est pas si mal que cela !

Et le détail qui m’a malgré tout faire so’urire intérieurement avec cette histoire de dengue (oui, je suis en grande forme aujourd’hui !), c’est que je me suis rappelé que ma tante me disais lorsque j’étais gamin et que j’avais la grippe <accent vaudois> »C’est-y pas vrai, t’as la dengue ou quoi ? »</accent vaudois>. C’est maintenant trop tard pour le lui dire, mais j’aurais finalement eu le dernier mot : OUI, j’ai la DENGUE !

Marketing

Le nombre de mes lecteurs sur les 5 continents étant tellement conséquent, les plus grands groupes publicitaires me courtisent pour obtenir de ma part des articles complaisants. Mon honnêteté n’ayant comme seule limite celle de ma cupidité, j’ai finalement succombé aux offres indécentes d’une compagnie renommée. Ce blog est désormais sponsorisé grassement par PUMA :

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Juste fais le
(non, zut ça c’est l’autre…)

Babel II

Si il y a une chose que j’apprécie particulièrement dans ma nouvelle vie, c’est le brassage des populations. J’ai toujours bien aimé comprendre les mécanismes des différentes langues, et même si je ne suis pas un polyglotte particulièrement doué, j’aime bien être baigné dans cette sorte de Tour de Babel qu’est notre petit village de pêcheurs (et de plongeurs accessoirement).
On a ici bien sûr des anglophones en grande majorité, et la langue de Shakespeare (plus ou moins massacrée) reste le vecteur quasi universel de communication, mais on a aussi par ordre de fréquence :

  • les thaïs bien sûr;
  • des francophones;
  • des russophones;
  • des germanophones;
  • de l’hébreux;
  • des italophones;
  • quelques hispanophones.

En ce qui me concerne, je travaille en anglais, français et allemand. C’est marrant d’ailleurs de constater aussi que les différentes populations ont plus ou moins de facilité avec les langues. Les pires sont sans doute les anglophones; ils parlent la langue universelle et ne voient pas pourquoi ils devraient se casser les pieds à en apprendre une autre. Parmi les francophones, ceux originaires des petits pays comme la Suisse ou la Belgique sont souvent de très bons polyglottes. Et sans vouloir donner dans le cliché, les Français ne sont généralement pas très doués, sans doute pour des raisons historiques. Le français fut en effet la langue internationale jusqu’au début du 20ième siècle. Mais contrairement aux Anglais, ils essaient au moins de s’y mettre…

Les Israëliens sont généralement tous bi ou trilingues. De quoi me flanquer des complexes.
Les allemands quant à eux maîtrisent généralement bien l’anglais, mais sont tout contents s’ils peuvent pratiquer la langue de Goethe, particulièrement pour des cours de plongée. Ils doivent avoir le même problème que moi dans leur langue : ils doivent se concentrer pour parler correctement et c’est plus reposant de converser dans sa langue maternelle.
Pour ce qui est des russes, la majorité d’entre eux ne pratiquent que leur propre idiome. Il y en a une petite proportion qui maîtrise tout de même l’anglais (principalement les expats), et j’adore les entendre parler avec leur accents de méchants sortis tout droit d’un film de James Bond !

Et puis il y aussi les écritures. Le thaï, avec ses 56 caractères, sans compter les accents et autres altérations, j’ai laissé tomber. Je me contente d’en admirer la souplesse des dessins, et tant pis pour la compréhension (pour le moment du moins).
Le cyrillique, j’adore. Ayant fait suffisamment de maths durant mes études pour savoir l’alphabet grec par coeur, j’arrive à déchiffrer une bonne partie des mots. Il y en a même quelques uns que je comprends, comme le titre du bouquin qui trône sur le comptoir du Zhaba bar : Библия бармена (Bible du barman j’imagine). Mais malheureusement mes compétences s’arrêtent là…

L’hébreux écrit m’est totalement impérméable, pas moyen de mettre des sons sur ces symboles qui n’ont pourtant pas l’air si compliqués. bon, il parait qu’ils n’écrivent que les consonnes, cela ne doit pas simplifier les choses. Et puis comme je l’ai déjà dit, les Israëliens sont tous parfaitement multilingues, pourquoi me fatiguer, d’antant plus qu’il y a peu de chances que je finisse instructeur de plongée dans la Mer Morte, et il n’est pas question non plus de devenir ingénieur chez CheckPoint !

Bonne année !

BONNE ANNÉE À TOUS !

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Joyeuses fêtes !

Les fêtes de fin d’année sous les tropiques, c’est un peu pareil qu’en Europe : on mange, et on boit pas mal. Du coup, à l’instar de notre ami Belphégor, il faut se ménager :

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Bon, ça c’est la version « chat », car la version « humain » est un peu plus active, haute saison oblige ! Mais quoi qu’il en soit :

JOYEUSES FETES A TOUS !

Reconversion

Au chapitre des reconversions professionnelles, si je suis passé de l’IT a PADI, ma tendre moitié a fait fort aussi. Elle est passée de l’enseignement de l’anglais aux délinquants élèves du cycle d’orientation à la cuisine fine. En effet, outre les truffes en chocolat et autres liqueurs maison qu’elle confectionne et commence à vendre autour de l’île, elle prend la main une fois par semaine sur la cuisine du bar russe et prépare un menu spécial. La grande première a eu lieu lundi passé, et cela s’est plutôt bien déroulé :

Comme le prouve la photo, on ne peut même pas dire qu’il n’y avait pas un chat !

Et puis c’est un juste retour des choses; ayant fuit un pays communiste il y a bientôt 30 ans, elle se retrouve tout de même à bosser pour les camarades. Il y en a qui ont été fichés pour moins que ça…