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Vie quotidienne sur une île tropicale.

Songkhran

Ce 13 avril en Thaïlande, c’est « Songkhran », c’est à dire la fête de l’eau, qui correspond au nouvel an bouddiste. En effet, nous passons ce jour en 2557, ce qui pour un passionné de science-fiction comme moi représente un chouette déplacement spacio-temporel.

Ce jour a de plus une signification particulière pour moi : il y a exactement une année jour pour jour que j’effectuais mon dernier jour de travail à la RTS dans ma vie antérieure. Le 13 avril 2012, c’était un vendredi (cela ne s’invente pas), j’ai quitté la Grande Tour que j’avais hantée pendant près de douze ans pour venir habiter ici faire l’instructeur de plongée. Une année déjà, et j’ai l’impression que cela ne fait que quelques semaines tout au plus… Et je suis le premier étonné de voir à quelle vitesse on s’adapte et l’on est capable de se forger de nouvelles habitudes. Troquer la trilogie « bouchons – bureau – dodo » contre « moto – sous l’eau – dodo » est somme toute vite accepté !

Sans vouloir tirer de conclusions trop hâtives, je constate que je n’ai jusqu’ici pas trop de problèmes à vivre les changements majeurs dans le quotidien, à savoir :

  • La qualité de vie : moins de stress, c’est évident. Ou du moins un stress de différente nature. C’est vrai qu’il y a des moments chauds aussi, comme par exemple lorsqu’il faut gérer le départ sur le bateau de 15 plongeurs amateurs. Il faut organiser le matériel, s’assurer que tout est prêt, organiser le transport, attribuer les groupes, etc. Et sous l’eau, on a aussi parfois des sueurs froides : courants, mauvaise visibilité, plongeurs indisciplinés. En tant qu’instructeur, j’ai d’une manière ou d’une autre la responsabilité de la vie des gens que j’encadre, et même s’il est plus que rare d’avoir des soucis sous l’eau, c’est une donnée dont il faut en permanence tenir compte. Pour moi qui ai pendant 12 ans couru après un poste à responsabilité dans mon entreprise, je peux dire que je l’ai enfin obtenu !
  • Le rythme de vie : on se lève tôt dans la plongée et on ne sait jamais d’un jour à l’autre ce que l’on va faire le lendemain. Les jourrnées commencent à 6h du matin, et sont bien physiques : préparation du matériel, transport et chargement des bouteilles (chacune pèse une quinzaine de kilos), montage des équipements, plongées proprement dites, déchargement du matériel une fois rentrés, gonflage des bouteilles. Le centre où je travaille maintenant organise un tournus sur l’ensemble du personnel, ce qui permet d’avoir environ 5 jours par semaine qui se terminent vers 16h, mais les deux autres soirs, c’est 20h minimum. Et en haute saison, c’est 7 jours sur 7… Ceci explique pourquoi en une année ici je n’ai pas encore eu le loisir d’aller à une full moon party
  • Le monde cosmopolite : Ca c’est un des aspects que je préfère dans cette vie : rencontrer et vivre avec des gens de cultures et d’horizons très différents. J’en ai déjà parlé à maintes reprises dans ce blog, mais passer d’une langue à l’autre, et côtoyer des Thaïs, Anglais, Allemands, Suisses, Français, Canadiens, Israëliens, Autichiens, Africains du Sud, Américains, etc, etc, c’est quelque chose que je trouve extrêmement enrichissant.
  • L’argent : Aie… Le nerf de la guerre. Il est sacrément dur à gagner ici. Je ne regarde plus les billets de 1000 Baht (la plus grosse coupure en Thaïlande, environ 30 Frs) comme il y a quelques mois. Quand il est facile d’en gagner 2 par heure de travail en Europe, ici il est difficile d’en gagner un par jour ici. Et pourtant en tant qu’instructeur de plongée, on est situé relativement haut sur l’échelle sociale. Mais il est vrai que tout n’est que question d’échelle : le loyer coûte environ 10 fois moins qu’en Suisse, la nourriture environ 15 fois moins. Et quand à la voiture, c’est simple : la mienne n’a que deux roues et un plein me coûte environ 120 THB par semaine. Non, la pierre d’achoppement est le pied que j’ai gardé en Europe : la maison pas louée, les impôts, et surtout cette fichue assurance maladie. Bilan des courses : impossible d’être autonome comme ça, je tape dans les économies. Et je sais que cela ne pourra pas durer éternellement. Tant que nous sommes obligés de rentrer périodiquement en Suisse (parents agés oblige), je serai dans le rouge.
  • L’administration : J’avais expériementé les versions Suisses et Françaises de l’Oncle Sam, mais la version Thaïlandaise n’est pas mal non plus, sans même parler des difficultés de la langue. Impossible pour un étranger de rester officiellement plus de 2 mois sans effectuer des « visa runs » ou extensions de visa réguliers. Un permis de travail coûte également les yeux de la tête, et est une véritable sinécure à obtenir. Bref, pour le moment, je suis encore officiellement « en vacances »…

Quoi qu’il en soit, même si je rêve encore certaines nuits de ma vie au bureau (cela m’est arrivé il n’y a pas plus tard que deux jours), l’expérience est jusqu’ici totalement positive. J’ai l’impression que lorsque l’on prend de la bouteille, on devient « sûr » de tout : de son boulot, de sa vie sociale, de sa position. On devient moins exigeant avec soi-même, car on « sait », on a de l’expérience, donc on a raison. Se retrouver dans une situation complètement nouvelle à passé 40 ans, à régater avec des gens qui ont 20 ans de moins et qui eux « savent », c’est une belle leçon, et cela nous pousse en avant et nous oblige à nous poser des questions que l’on évite plus ou moins consciemment dans le quotidien habituel. Est-ce que ce que je fais me plait ? Si non, pourquoi est-ce que je continue ? En ce qui me concerne, je ne sais toujours pas si la vie que je vis maintenant est une parenthèse ou un nouveau chapitre, mais premièrement est-ce que cette question est vraiment importante ? Et puis, quand je serai vieux et grabataire dans mon EMS (un pas cher, car je n’aurai pas les moyens de m’en payer un grand luxe), je vais pouvoir casser les pieds à mes co-pensionnaires à leur raconter mes histoires de plongée en Thaïlande de quand j’étais jeune !

This April 13 in Thailand is « Songkhran », ie the water festival, which corresponds to bouddist New Year. In fact, we spend this day in 2557, which for a sci-fi enthusiast like me is a nice spatio-temporal displacement.

That day more special meaning for me: there is exactly one year to the day since I did my last day of work at the RTS in my previous life. April 13, 2012, it was a Friday (it can not be invented), I left the Grand Tour that I haunted for almost twelve years to come and live here to the diving instructor. A year now, and I feel that it is only a few weeks at most … And I’m just amazed to see how fast we adapt and we are capable of forming new habits. Off the trilogy « Traffic jam- office – bed » against « motorcycle – underwater – bed » is altogether quickly accepted!

Without wishing to draw hasty conclusions, I find that I have far too many problems to live major changes in daily life, including:

  • quality of life: less stress, it is obvious. Or at least a different type of stress. It is true that there are also hot moments, such as when managing the departure of the boat 15 amateur divers. We need to organize the material, make sure that everything is ready, arrange transportation, assign groups, etc.. And under the water was sometimes cold sweats currents, poor visibility, divers unruly. As an instructor, I have one way or another responsible for the lives of the people I coach, and although it is rare to have more than concerns underwater c is a given that we must constantly consider. For me because I ran for 12 years after a senior position in my company, I can say that I finally got
  • The pace of life : you get up early in the dive and you never know from one day to the next what we will do tomorrow. The jourrnées start at 6am and are physical: preparation of materials, loading and transportation of the bottles (each weighs fifteen pounds), installation of equipment, dives themselves, unloading equipment when they return, filling tanks. The center where I am now working on organizing a tournus all staff, which allows for about 5 days a week end at 16h, but the other two nights, minimum is 20h. And in high season is 7 days 7 … This explains why in one year here I have not had time to go to a full moon party …
  • The cosmopolitan world: It is one of the things I like in life: to meet and live with people from different cultures and different backgrounds. I have spoken many times in this blog, but switching from one language to another, and mix with Thai, English, German, Swiss, French, Canadians, Israelis, Autichiens, Africans, South Americans, etc. , etc., is something I find extremely rewarding.
  • Money: Have … The nerve of war. It is damn hard to ear here. I do not look at the notes in 1000 Baht (the largest in Thailand, about 30 francs) as a few months ago. When it is easy to earn 2 per hour of work in Europe, here it is difficult to win a day here. Yet as an instructor diving is located relatively high on the social ladder. But it is true that everything is a matter of scale: the rent is approximately 10 times less than in Switzerland, about 15 times less food. And when the car is simple: mine only has two wheels and a full costing me about THB 120 per week. No, the stumbling block is the foot that I kept in Europe: the house not rented, taxes, and especially the damn health insurance. Balance Races impossible to be independent like that, I type in savings. And I know this will not last forever. While we are forced to return periodically Switzerland (elderly parents requires), I’ll be in the red.
  • Administration : I experimented Swiss and French versions of Uncle Sam, but the Thai version is not bad either, not to mention the language difficulties. Impossible for a foreigner to remain officially more than 2 months without making « visa runs » or extensions of regular visa. A work permit will also cost an arm and head, and is a sinecure to get. Anyway, for now, I’m still officially « on vacation » …

Anyway, even if I still dream some nights of my life at the office (this happened to me there is no later than two days), the experience is totally positive so far. I feel that when you take the bottle, it becomes « sure » of everything: his job, his social life, his position. It becomes less demanding with ourselves, because we « know » we have experience, so we’re right. Find themselves in a completely new location in past 40 years, to race with people who are 20 years younger and that they « know » it’s a good lesson, and that pushes us forward and forces us to ask ourselves questions that are more or less consciously avoids the usual daily. Is that what I do I like? If not, why do I continue? In my case, I still do not know the life I live now is a break or a new chapter, but first is that this is really important? And then, when I’m old and bedridden in my home for elder people (a cheap one, because I do not have the means to pay me a luxury), I can upset my co-residents telling them my stories of diving in Thailand when I was young!

Que calor !

Tout le monde sait que la pupart des matériaux se dilatent à la chaleur. Le chat ne fait pas exception à la règle :

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Et comme là cela fait plus de 2 semaines que la température oscille entre 36 et 38 degrés, les pauvres minets ne sont pas très actifs. On peut en profiter pour étaloner les thermomètres à chats : 38 degrés correspondent à environ 1.20 m de longueur de chat.

Easy riders

Je publie régulièrement sur ce blog des notes concernant les multiples chats qui orbitent par là autour. Je suis un papy à chats, rien à redire de ce côté là. Or il se trouve qu’un bon nombre de mes collègues sont plutôt « chiens ». Je n’ai rien personnellement contre les chiens, je les apprécie même plutôt, mais certains sont plus inconditionnels que moi.

Je pense en particulier à ma collègue Tam, qui a un chien dénommé « Biscuit » (prononcé à l’anglaise, c’est-à-dire « Croquette » en français), et qui en plus d’être adorable et joueur, possède un véritable talent de pilote :

Photo 22.03.13 18 25 00

Tous les soirs, Tam et Biscuit repartent à la maison (ou en piste, car Tam est aussi adorable et joueuse !), et comme Biscuit est relativement sobre au niveau de sa consommation d’alcool, c’est toujours lui qui tient le guidon :

Photo 22.03.13 18 25 33

Avec un chat, ce n’est malheureusement pas possible…

wagyu

Pour mon anniversaire, ma femme m’avait promis un bon resto sur l’île d’à côté. Chose promise, chose due, nous sommes allés l’autre soir sur Koh Samui, plus exactement à Bo Phut, au fameux resort « The Library ». L’endroit est un des hotels les plus design que je n’aie jamais vu : lignes totalement épurées, couleur blanche dominantes, plafonds à 6 mètres, entièrement équipés hi-tech, pommes croquées à tous les étages. Tarifs en rapport, entre 250 et 300 € (€, pas THB !) la nuit, mais cela les vaut largement. Bref, si vous coulez vous offrir un craquage, je vous recommande chaudement l’endroit.

Et le resto… vue sur la plage, et carte à l’avenant. Avec en particulier une spécialité que je n’avais jamais expérimentée (et que je ne pourrai jamais m’offrir en Europe avec mon maigre salaire de plongeur) : le boeuf Wagyu. Pour les campagnards comme moi qui ne connaissent pas, le boeuf wagyu ou boeuf de Kobe est une variété de bovins japonais, élevés depuis la nuit des temps au pays du soleil levant, et dont la qualité de la viande fait passer un charolais pour une semelle de godasse. La graisse intramusculaire (indice 9+ alors qu’un « bon » boeuf de chez nous tourne entre 4 et 6) donne une saveur et une texture absolument incomparable. C’est tendre comme du beurre, et incroyablement goûtu. Bref sans doute la meilleure viande que je n’aie jamais mangé de toute ma vie. Présentation, accompagnement et quantité irréprochables, en un mot inoubliable :

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Et cerise sur la gâteau, on a même réussi à dénicher sur la carte des vins un petit cabernet français tout à fait honnête et pas trop cher. Vivement la prochaine escale à Koh Samui !Pour mon anniversaire, ma femme m’avait promis un bon resto sur l’île d’à côté. Chose promise, chose due, nous sommes allés l’autre soir sur Koh Samui, plus exactement à Bo Phut, au fameux resort « The Library ». L’endroit est un des hotels les plus design que je n’aie jamais vu : lignes totalement épurées, couleur blanche dominantes, plafonds à 6 mètres, entièrement équipés hi-tech, pommes croquées à tous les étages. Tarifs en rapport, entre 250 et 300 € (€, pas THB !) la nuit, mais cela les vaut largement. Bref, si vous coulez vous offrir un craquage, je vous recommande chaudement l’endroit.

Et le resto… vue sur la plage, et carte à l’avenant. Avec en particulier une spécialité que je n’avais jamais expérimentée (et que je ne pourrai jamais m’offrir en Europe avec mon maigre salaire de plongeur) : le boeuf Wagyu. Pour les campagnards comme moi qui ne connaissent pas, le boeuf wagyu ou boeuf de Kobe est une variété de bovins japonais, élevés depuis la nuit des temps au pays du soleil levant, et dont la qualité de la viande fait passer un charolais pour une semelle de godasse. La graisse intramusculaire (indice 9+ alors qu’un « bon » boeuf de chez nous tourne entre 4 et 6) donne une saveur et une texture absolument incomparable. C’est tendre comme du beurre, et incroyablement goûtu. Bref sans doute la meilleure viande que je n’aie jamais mangé de toute ma vie. Présentation, accompagnement et quantité irréprochables, en un mot inoubliable :

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Et cerise sur la gâteau, on a même réussi à dénicher sur la carte des vins un petit cabernet français tout à fait honnête et pas trop cher. Vivement la prochaine escale à Koh Samui !

Banc de test

Dans la plongée, il ne faut rien laisser au hasard. Quand on est un grand professionnel comme moi, on doit impérativement être sûr que le matériel est fiable et bien adapté. Chaque pièce d’équipement doit donc subir une série de tests impitoyables afin de garantir la fiabilité.

Voici par exemple à quoi ressemble le banc de test pour le contrôle qualité des palmes :

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Charme et tempes grisonnantes

Quand on arrive à un certain âge, il y a en permanence une quantité d’éléments qui tendent à nous rappeller notre décrépitude plus ou moins avancée. Le calendrier d’abord, impitoyable, qui affiche ostensiblement une année de plus. Et maintenant avec les version électronique, plus moyen d’oublier d’enlever le feuillet du jour courant; il le fait tout seul, plus moyen de tricher…

Il y a aussi les objets présents sur la table de nuit. Fini les paquets de préservatifs, livres cochons (bon, ça c’était plutôt planqué sous le matelas), restants de pizzas froides. Maintenant c’est beaume du tigre, pastilles de Rennie, aspirine et mouchoirs en papier.

Et finalement, ce sont le genre des filles que l’on arrive à séduire. Fini les minettes de 18 ans, maintenant ce sont les mères de famille qui tablent sur la potentielle recomposition de cette dernière. En ce qui me concerne, cela vient de m’arriver : une mère de famille n’arrête pas de me faire du charme depuis quelques jours. Je passe mes soirées avec elle sur mes genoux, et je sais qu’elle a 3 ou 4 enfants quelque part, même si elle hésite encore à me les présenter. D’ailleurs voici une photo datant de hier soir :

Une minette sous mon charme

Si cela ne se passe pas bien, je n’ose imaginer ce que me coûtera en croquettes la pension alimentaire pour les enfants…

C’est dengue !

Oui, je sais, ce fut un long silence… Mais j’ai des circonstances atténuantes. Tout d’abord, et pour expliquer le subtil jeux de mots en titre  de ce présent article, nous avons ma tendre moité et moi-même attrapé la dengue. Oui, la « dengui fever », aussi très justement surnommée « bones breaking fever ». Expérience faite, ce surnom lui va comme un gant. Les symptômes sont une fièvre de cheval, tournant autour de 40 degrés, et des douleurs générales dans toutes les articulations et tous les os. C’est une infection virale, donc pas de traitement particulier, sinon de la patience. On peut bien prendre du paracétamol pour tenter de faire basser la fièvre, mais cela passe de 40 à 39.5 pendant une heure de temps. Ce n’est donc pas très efficace. Et du coup, on ne l’est pas non plus; impossible de travailler (ça pour le moins), de se faire à manger (de toute façons on n’a pas très faim); de se déplacer (le premier médecin est en plus à 15 km); ni même de regarder la télé (même un épisode de Derrick sur TV5 va trop vite).

Et en plus de cela il y avait la seconde circonstance atténuante : on devait rentrer en Suisse dans quelques jours… Comment prendre le taxi, le bateau, le bus et finalement l’avion dans un état pareil ? On s’est finalement débrouillés pour aller sur l’île d’à côté où l’infrastructure médicale est de niveau occidental. On a donc eu la permission du médecin pour prendre un vol long courrier. Mais mon Dieu que c’était looonnnng… Et l’arrivée à Genève, bonjour le choc thermique ! On s’est pris au moins 30 degrés dans la figure, plus 50 bons centimètres de neige.

Mais bon, nous y sommes finalement parvenus. On a retrouvé la maison, vide, froide, sans chats, mais heureusement en bon état. Et la cheminée a rapidement repris du service. Et comme on avait été prévoyants, les gros pulls et autres moonboots nous attendaient dans le placard depuis le mois d’août. Et puis même si le contraste entre nos deux mondes est pour le moins violent, cela fait tout de même bien plaisir de revoir les amis, ex-collègues et parents. Finalement, le monde à l’envers avec les vacances à la neige et le travail sous les tropiques, ce n’est pas si mal que cela !

Et le détail qui m’a malgré tout faire so’urire intérieurement avec cette histoire de dengue (oui, je suis en grande forme aujourd’hui !), c’est que je me suis rappelé que ma tante me disais lorsque j’étais gamin et que j’avais la grippe <accent vaudois> »C’est-y pas vrai, t’as la dengue ou quoi ? »</accent vaudois>. C’est maintenant trop tard pour le lui dire, mais j’aurais finalement eu le dernier mot : OUI, j’ai la DENGUE !

Marketing

Le nombre de mes lecteurs sur les 5 continents étant tellement conséquent, les plus grands groupes publicitaires me courtisent pour obtenir de ma part des articles complaisants. Mon honnêteté n’ayant comme seule limite celle de ma cupidité, j’ai finalement succombé aux offres indécentes d’une compagnie renommée. Ce blog est désormais sponsorisé grassement par PUMA :

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Juste fais le
(non, zut ça c’est l’autre…)

Babel II

Si il y a une chose que j’apprécie particulièrement dans ma nouvelle vie, c’est le brassage des populations. J’ai toujours bien aimé comprendre les mécanismes des différentes langues, et même si je ne suis pas un polyglotte particulièrement doué, j’aime bien être baigné dans cette sorte de Tour de Babel qu’est notre petit village de pêcheurs (et de plongeurs accessoirement).
On a ici bien sûr des anglophones en grande majorité, et la langue de Shakespeare (plus ou moins massacrée) reste le vecteur quasi universel de communication, mais on a aussi par ordre de fréquence :

  • les thaïs bien sûr;
  • des francophones;
  • des russophones;
  • des germanophones;
  • de l’hébreux;
  • des italophones;
  • quelques hispanophones.

En ce qui me concerne, je travaille en anglais, français et allemand. C’est marrant d’ailleurs de constater aussi que les différentes populations ont plus ou moins de facilité avec les langues. Les pires sont sans doute les anglophones; ils parlent la langue universelle et ne voient pas pourquoi ils devraient se casser les pieds à en apprendre une autre. Parmi les francophones, ceux originaires des petits pays comme la Suisse ou la Belgique sont souvent de très bons polyglottes. Et sans vouloir donner dans le cliché, les Français ne sont généralement pas très doués, sans doute pour des raisons historiques. Le français fut en effet la langue internationale jusqu’au début du 20ième siècle. Mais contrairement aux Anglais, ils essaient au moins de s’y mettre…

Les Israëliens sont généralement tous bi ou trilingues. De quoi me flanquer des complexes.
Les allemands quant à eux maîtrisent généralement bien l’anglais, mais sont tout contents s’ils peuvent pratiquer la langue de Goethe, particulièrement pour des cours de plongée. Ils doivent avoir le même problème que moi dans leur langue : ils doivent se concentrer pour parler correctement et c’est plus reposant de converser dans sa langue maternelle.
Pour ce qui est des russes, la majorité d’entre eux ne pratiquent que leur propre idiome. Il y en a une petite proportion qui maîtrise tout de même l’anglais (principalement les expats), et j’adore les entendre parler avec leur accents de méchants sortis tout droit d’un film de James Bond !

Et puis il y aussi les écritures. Le thaï, avec ses 56 caractères, sans compter les accents et autres altérations, j’ai laissé tomber. Je me contente d’en admirer la souplesse des dessins, et tant pis pour la compréhension (pour le moment du moins).
Le cyrillique, j’adore. Ayant fait suffisamment de maths durant mes études pour savoir l’alphabet grec par coeur, j’arrive à déchiffrer une bonne partie des mots. Il y en a même quelques uns que je comprends, comme le titre du bouquin qui trône sur le comptoir du Zhaba bar : Библия бармена (Bible du barman j’imagine). Mais malheureusement mes compétences s’arrêtent là…

L’hébreux écrit m’est totalement impérméable, pas moyen de mettre des sons sur ces symboles qui n’ont pourtant pas l’air si compliqués. bon, il parait qu’ils n’écrivent que les consonnes, cela ne doit pas simplifier les choses. Et puis comme je l’ai déjà dit, les Israëliens sont tous parfaitement multilingues, pourquoi me fatiguer, d’antant plus qu’il y a peu de chances que je finisse instructeur de plongée dans la Mer Morte, et il n’est pas question non plus de devenir ingénieur chez CheckPoint !

Bonne année !

BONNE ANNÉE À TOUS !

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