Archives pour la catégorie Plongée

Considérations et remarques sur le matériel et les activités de plongée.

Dive evolution

Madame avait passé son Divemaster en 2004. Elle m’a passé ses bouquins et son matériel pour que je puisse potasser et m’entraîner un peu à l’avance. Parmi ce matériel, il y avait « la roue », qui est en fait une table multiple pour calculer les limites de temps sans décompression lors de plongées multi-niveaux (RDP pour Recreational Dive Planner). Cela se présente comme une roue avec un curseur mobile :

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Moi en 2011, quand j’ai touché le matériel, il y a eu une petite amélioration :

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C’est-y pas beau, le progrès ?

C’est parti !

Hé oui, premier jour d’entraînement :

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Et va falloir embrayer : j’ai un peu moins de six semaines pour mettre des croix partout !

Valise-blues

Purée… Plus que quelques jours et ça n’avance rien du tout :

J’ai juste réussi à mettre ma stab au fond. Et encore, elle n’est sûrement pas dans le bon sens, car il faudra que j’y mette aussi le stick. Par contre, il y a plein d’affaires de plongée éparpillées dans la chambre à coucher; même le chat est obligé de dormir sur mes fringues. Je ne m’en suis rendu compte qu’une fois dans l’acensceur au boulot ce matin : le t-shirt rempli de poils de Gribouille…

To be DIN or to be INT ?

Quand on commence à plonger dans des endroits éparpillés aux quatre coins du globe avec son propre matériel, on est rapidement confronté au problème des standards. Comme tout bon ingénieur le sait, les standards sont les règles qui permettent à différents fabriquants de n’importe quoi de se mettre d’accord sur certaines règles communes. Cela permet d’avoir des n’importes-quoi compatibles entre eux et le consommateur (ou consom-acteur comme il faut dire maintenant) a une plus large liberté de manoeuvre. Un excellent contre-exemple est l’éternelle scission entre les européens continentaux et les anglos-saxons quant au système de mesure : les premiers ont adopté le système métrique alors que les seconds persistent dans les mesures impériales. Et l’ingénieur ou le technicien n’a plus qu’à s’arracher les cheveux lorsqu’il veut démonter un boulon impérial avec un jeu de clés métriques…

La plongée bien sûr ne fait pas exception à la règle. Dans ce domaine , les deux pôles d’influence étant historiquement la France et les USA, on trouve naturellement deux types de connexions sur les détendeurs (d’accord, je schématise, ce n’est pas aussi simple que ça !) :

  • DIN (= Deutsche Industrie Normen) pour les européens :

  • INT (= International) ou « étrier » pour les américains.

Objectivement, le système DIN est mieux; il permet de plus grandes pression, se manipule plus facilement et prend moins de place. Mais le système international a pendant longtemps été le seul en vigueur et il est encore largement répandu suivant les zones géographiques.

Le problème, c’est que l’on peut mettre un adapteur « étrier » sur un détendeur DIN, mais pas le contraire. La bouteille en revanche doit comporter un joint adéquat, sans cela on a des fuites. Bref, j’en étais arrivé personnellement à la conclusion suivante :

Plongée en Europe et en Egypte : il faut du DIN, plongée ailleurs : il faut de l’international.

Ma petite règle ci-dessus marchait bien, et j’espère que c’est toujours le cas, car mon superbe Aqualung Legend est en International. Ca me ferait mal de devoir plonger avec un détendeur de location pourri !

Ca ne manque pas d’air

Quand on se met à la plongée et que l’on voyage un peu, on est vite confronté au problème du détendeur : dans les trois quarts des cas, ceux loués par le club de plongée sont au mieux du bas de gamme ou au pire en mauvais état. Certes en général ils fonctionnent toujours correctement, mais se sont soit des casseroles qui pèsent une tonne et qui ne fournissent qu’un filet d’air passé 5m, soit ils ont les embouts abîmés ou malcomodes et ils vous collent une gingivite dès les premières minutes.

Fort de ce constat, j’avais très rapidement acheté mon propre détendeur afin d’éviter ce genre de désagréments. Les personnes avec qui je plongeais à l’époque recommandaient unaniment Apeks, qui est à les croire la Rolls Royce du détendeur. Et en plus de cela, ayant passé mon Open Water au lac Léman, il fallait impérativement choisir une configuration « eaux froides », c’est-à-dire deux premiers étages, et bannir la technologie « à piston » au profit de celle « à membrane » afin d’éviter les risques de givrage. Bref, j’avais finalement opté pour un premier étage DST avec respectivement un TX50 en principal et un TX40 en octopus. Rien à redire, ils ont fait les multiples épaves d’Hermance ainsi que les falaises de Rivaz sans jamais givrer, pas de soucis.

Mais maintenant, hormis les rares plongées de l’Escalade ou de Noël, je ne plonge pratiquement plus en eaux froides. Et j’avais assez rapidement acquis un Aqualung Cousteau, plus léger, plus petit, beaucoup moins cher et offrant un confort nettement supérieur. Lors d’une révision périodique, alors que je m’enthousiasmais sur le simplicité et légèreté de mon Cousteau, le technicien m’avait proposé d’y installer la chambre sèche, ce qui devrait ainsi me permettre d’éviter les problèmes de givrage si jamais je retournais plonger en eaux froides. J’ai donc fait faire cette modification, et bien que je ne pas plus souvent retourné au lac, j’ai continué à plonger en mers chaudes exclusivement avec mon Cousteau customisé « chambre sèche ».

Avant de partir plonger non-stop, je me suis tout de même dit que je valais bien un détendeur neuf et un peu plus haut de gamme. Autant le bouche à oreille entre plongeurs que les sites de compaisons cotent très favorablement l’Aqualung Legend. J’ai donc finalement craqué pour un Legend Supreme ACD :

J’ai tout de même pris la version « Supreme » compatible eaux froides, si jamais cela me reprend une fois. Autrement, il a l’air de présenter un grand nombre d’avantages : compatible Nitrox, surcompensé, système de fermeture automatique lors des manipulations, multiples réglages de débit, etc, etc… Bref, je me réjouis de l’avoir en bouche en conditions réelles, même si je l’ai déjà essayé à 80 cm de profondeur dans ma piscine !

PS : Je ne sais pas si cela sera utile à quelqu’un, mais si jamais vous faites le service de votre Apeks TX-50 vous-même, voici un éclaté qui pourra être utile.

Le retour de Spyder, man !

Véritable petit miracle : mon fameux ordi de plongée suunto spyder, qui avait mystérieusement disparu il y deux ans a refait son apparition dans un tiroir de mon armoire à fringues, sous une pile de T-shirts que je ne porte plus. Logique ! Je suis pourtant sûr que j’avais examiné toutes les cachettes possibles, mais bon, on va dire que les hypothèses que j’avais formulées alors étaient fausses et que j’avais dû oublier ce coin là.

Quoi qu’il en soit, je suis très content de l’avoir retrouvé, car bien que j’avais acheté une mosquito qui est plus moderne, il est tout de même recommandé d’avoir deux ordinateurs avec soi pour une période de plongée intensive loin de tout. C’est vrai que la mosquito gère le nitrox et présente l’avantage majeur d’avoir la batterie remplaçable par l’utilisateur, mais j’ai trouvé une parade à ce dernier argument : l’outil magique qui permet de faire soi-même le remplacement de la pile sur la spyder (et sur la stinger aussi je crois ) :

Il faut être un petit peu méticuleux, et ne pas oublier de changer le joint avant de l’embardoufler d’un peu de silicone pour que le boitier reste bien étanche. Et quant au nitrox que le sypder n’intégre pas, ce n’est pas vraiment un souci; en étant très prudent sur les profondeurs maximales (mais le gofle du Siam n’est pas la mer Rouge) on peut avantageusement plonger avec les tables à l’air et introduire ainsi une marge de sécurité supplémentaire importante par rapport à la saturation en azote. Sans compter que la dernière fois que je suis allé à Koh Tao, le nitrox n’était vraiment pas courant !

Et en plus, en ce qui me concerne je supporte mieux au poignet une montre en métal plutôt qu’en plastique :

 

Et ça a tout de même plus d’allure, non ?