Dernier soir

Voila, ma dernière journée sur Koh Pha-Ngan s’achève gentiment. J’ai passé mon temps à empaqueter mes affaires et j’ai même dû faire un carton à expédier par la poste, car j’étais très clairement en excédent de bagages : les bouquins, la stab et quelques bricoles de plongée faisaient tout de même un paquet de 15 kg à trimballer sur la moto jusqu’à la poste de Thong Salah. Même si la route est de jour cette fois-ci, l’aguillage branlant sur le siège arrière de la brêle m’a tout de même causé quelques soucis. Enfin, j’ai réussi à expédier mon paquet et j’espérais ainsi pouvoir voyager léger pour le retour. Espoir déçu : mon sac avec les affaires restantes fait tout de même une bonne vingtaine de kg… Je ne me rappelais pas avoir pris un set d’enclumes avec moi !

Ce soir, il y a une soirée au centre de plongée, en l’honneur d’un anniversaire. Je ne suis pas vraiment en mode festif, mais je me dois tout de même d’aller y faire un saut pour dire au revoir. Au moins les gens seront occupés et ça évitera les adieux déchirants, j’aime autant. Je sais bien que la planète a rétréci depuis l’invention de Internet et Fesse-Bouc (je n’y suis pas inscrit pour des raisons philosophiques), mais je sais aussi fort bien qu’une fois chacun dans son monde, les contacts se diluent gentiment. On se retrouve dans des réalités tellement différentes que les échanges perdent leur signification; quel intêret y a-t-il à raconter à des plongeurs sur une île tropicale que l’on a configuré un accès VPN ou que l’on a passé un super week-end à faire un service de piquet ? Du coup, passé l’enthousiasme et les bonnes résolutions du retour, les liens se détendent, c’est tout à fait normal. On a beau le savoir, cela ne rend pas les choses plus faciles pour autant.

Enfin, courage, ce n’est pas encore totalement fini; j’ai encore quelques jours à Bangkok (10 millions d’habitants, cela va changer un peu de Koh Pha-Ngan !) pour faire du shopping et noyer mon spleen dans quelques thai buckets sur Khaosan Road. Heureusement que j’ai renouvelé mon stock d’Alca-Seltzer depuis mon « final » !

Khaosan

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Khaosan Road. C’est généralement ici, dans le quartier de Bhanglanphu que débutent et se terminent tous mes voyages en Asie. J’y prend traditionnellement ma première baffe climatique et culturelle, et m’impreigne une dernière fois de l’ambiance avant le départ.
Au début, cette rue était le point de chute de tous les backpackers de la planète et on y trouvait des logements vraiment pas chers, des bars sympas où l’on diffusait sur grand écran des copies pirates des derniers blockbusters (c’est d’ailleurs là que j’ai vu « The Beach », cela ne s’invente pas !) et où l’on pouvait boire plus que de raison dans cette univers ressemblant un peu au décor de Blade Runner.

Cette fois-ci non plus je n’ai pas failli à la tradition et suis allé me balader pour faire mes petites emplettes avant le départ. On trouve toujours des échoppes de t-shirts, pantalons, gadjets divers et variés, DVDs pirates, faux diplômes de l’Université de votre choix, etc,etc. Tout se marchande. Les nombreux bars sont toujours là, même s’ils ne diffusent plus de films pirates, et l’on a aussi maintenant un MacDo, un Burger King, un Subway… Vous avez dit « globalisation » ? De toutes façons, mieux vaut éviter de manger sur Khaosan même (hormis dans les petites cuisines mobiles qui se baladent sur la rue : c’est là que j’ai mangé les meilleures Pad Thai de tout mon séjour). Il vaut mieux aller se restaurer plus à l’ouest dans Bhanglamphu ou alors même sur Rambutri Road, c’est un tout petit peu moins touristique (ou disons moins fameux), et la cuisine y est souvent meilleure. Pour la cuisine thaïe en tous cas, je n’ai pas testé la « western food » (car je me réserve pour un steack chez Mijo tout bientôt !)

Voilà, ma dernière étape à Bangkok s’achève cette fois aussi ici, mais je pense qu’il ne va pas se passer très longtemps avant que je ne revienne traîner mes guêtres sur Khaosan Road, qui demeure ma porte de l’Asie à moi…

24 heures chrono

24 heures, c’est exactement le temps que m’aura duré toute la bonne énergie que j’ai accumulé pendant presque 3 mois. D’abord, il a ça :

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Ensuite il y a jet-lag (mais bon ça ce n’est pas le pire, je m’y attendais), et effet collatéral des deux précédents sans doute, j’ai une colonie de hérissons dans la gorge. Même peut être un peu de fièvre cette nuit. Je ne sais pas comment je vais aller bosser demain. Et cerise sur le gâteau, cette dernière réflexion me fait penser qu’il faut que j’aille lire les modalités du nouveau service de piquet qui s’est mis en place pendant mon absence et auquel je suis généreusement et impérativement convié.

Rendez-moi mon Île !

Seven/Eleven

Étant maintenant rentré, il ne me reste plus que les souvenirs à coucher sur ces pages. Il y en a plein et de toutes sortes, mais avant de transformer ce blog en copie de flickr, il y a quelques souvenirs d’ambiance, tout autant évocateurs pour moi, que je vais mentionner ici.

En Thaïlande, il y a à tous les coins de rue des magasins alimentaires de la chaîne Seven/Eleven. On y trouve toutes sortes de produits alimentaires et domestiques : boissons, nourriture, chips, savon, lessive, pansements, cigarettes, etc, etc. Une sorte de Migros avec alcool et tabac. J’ai lu quelque part qu’il y en a plus de 4’000 en Thaïlande, et il y en avait évidemment un petit dans mon village de pêcheurs. Tous les soirs j’allais y acheter ma canette de Nescafé froid pour le lendemain matin et ma bouteille de SangSom pour le soir.

Et dans tous les Seven/Eleven de Thaïlande, il y a deux constantes : la climatisation à fond au point qu’il y fait carrément froid, et le son qui rententit quand on passe la porte :

Ces deux bêtes notes ont le pouvoir de m’embarquer à 15’000 km d’ici !

Petits matins

Il faudra bien que je me décide à fermer ce blog, étant donné que je suis rentré et que je n’ai plus grand chose à publier ici, mais c’est au dessus de mes forces pour le moment…

Voici donc une petite vidéo (ratée) illustrant le trajet au boulot, un petit matin ordinaire :



Et pour la fermeture du site, on verra plus tard…

Grand matin

Pour bien mettre en évidence le contraste, voici la vidéo de la version « occidentale » des petits matins.

Heureusement que l’on change d’heure bientôt, il fera un peu moins nuit le matin !

On ferme !

Avis aux 4 lecteurs qui me reste d’après Google Analytics :

Geekotao ferme pour cause d’absence de substance, mais vous pouvez retrouver mes trépidantes aventures à nouveau sur www.solarie.ch !

Nouveau départ

Ce blog continue donc www.solarie.ch dans ma nouvelle vie. D’où le nom d’ailleurs, qui se lit comme « IT to PADI », c’est-à-dire passage de « Information Technology » à « Professional Association of Diving Instructors ». Vous y trouverez ici les états d’âme et anecdotes liée au changement de vie d’un ex-responsable de la sécurité informatique à la Radio Télévision Suisse vers un instructeur de plongée sur une île du Golfe de Thaïlande.
Il y avait d’ailleurs eu un précédent : lors d’un congé sabbatique en 2011, j’avais consigné les étapes de mon Divemaster sur www.geekotao.ch, et vous retrouverez ces posts importés dans ce présent blog. Pour simplifier les choses, j’ai décidé de ne m’occuper désormais plus que de www.it2padi.com, ça fera toujours ça de noms de domaines de moins à gérer !

Comme je ne suis pas fan ni de Facebook ni de Twitter, ce blog est aussi un moyen pour moi de garder contact avec mes amis d’Europe et d’ailleurs, c’est pourquoi vous y trouvez dans les menus à droite les outils de traduction. Il s’agit bien sûr de traduction automatique, et le résultat est parfois… poétique !

Concrètement je vais donc partir début mai, le temps de finir encore les 1012 paperasses et autres joyeusetés administratives qu’il me reste à faire, et vais travailler comme Divemaster à Sailrock Divers. Je vais passer le plus rapidement possible mon brevet d’instructeur, ce qui devrait me permettre d’augmenter mon revenu en certifiant des plongeurs, ce qui est somme toute le cursus standard d’un Divemaster. Selon le pognon engrangé, je reviendrai à la fin de l’été pour embarquer Madame, qui prend une année sabbatique, et pour louer momentanément la maison. On fera le point ensuite après une année pour voir comment on s’en sort.

J’espère que vous aurez du plaisir à me lire, et me réjouis d’ores et déjà de répondre à vos commentaires depuis mon laptop sur la plage !

Dernier jour

Vendredi passé, c’était mon dernier jour de boulot. J’avais naïvement imaginé que cela allait être assez tranquille, petit café avec les collègues, dîner avec (et offert par) mon chef petits rangements, puis formattage de mon PC et remise de mon badge et de mon flingue mes clés. Et bien cela ne s’est pas exactement passé comme ça…

Premièrement, je me suis retrouvé avec des changements de dernière minute à effectuer dans l’infrastructure (les routes statiques pour ceux à qui cela signifie quelque chose), et comme c’est une opération qui peut impacter passablement de monde (2000 personnes potentiellement), il y a plutôt intérêt à être prudent. Bref, c’était râpé pour le petit café.
J’ai ensuite attendu mon chef pour aller manger, mais il était coincé dans une (inter)minable séance, puis a dû partir en catastrophe pour des raisons privées. Mais ça je ne l’ai appris qu’à 13h30. Comme je commençais très sérieusement à avoir les crocs, et que tous ces évènements influaient fort négativement sur mon humeur, j’ai finalement opté pour aller manger ce qui était susceptible de rester à des heures pareilles à la cafétéria. Mon chef a finalement débarqué alors que je terminais mon escalope de dinde sauce oignons (ça aurait dû être saucisse de veau, mais c’était trop tard, j’ai donc eu un mixte entre les restants des deux plats du jour), et me confie qu’il est désolé, mais qu’il n’a pas le temps de réceptionner mon matériel, son (inter)minable séance se prolongeant l’après-midi.

Je suis donc remonté dans mon bureau pour terminer mes cartons, et alors que j’étais prêt à laisser mes clés et mon badge d’accès sur le bureau de mon chef, je me suis rendu compte que j’en avais besoin pour ouvrir la porte du garage et charger mes cartons dans ma voiture… J’ai donc gardé mes sésames, et suis descendu charger les 12 ans de reliques sacrées dans le véhicule. Tout finira sans doute à la poubelle une fois à la maison, mais bon, pas possible de tout jeter maintenant, c’est trop dur…

Voilà, aujourd’hui je me retrouve avec mon coffre de voiture rempli de bordel, et il faudra tout de même que je repasse encore une fois au bureau pour rendre mon badge !

 

(Pe)Guy(sue) got married

J’ai beau me dire que cela fait 18 ans que l’on vit ensemble, ça fait quand même tout bizarre d’aller étaler sa vie privée devant M. le Maire. Et encore, j’ai réussi à éviter le curé, le pasteur, le pope, le rabbin, le mollah, le mufti et le gourou. Mais bon, va falloir mettre ça demain :

La bonne nouvelle, c’est que je l’avais fait faire sur mesure il y a 10 ans en Thaïlande, et qu’il me va toujours. Je suis même un peu plus à l’aise il me semble. Par contre, il faudra que me gaffe cette fois-ci, même s’il pleut, à ne pas mettre les chaussures de chez Landi.