Private joke

Message personnel à ma tendre épouse : c’est bon, la maison est maintenant prête à t’accueillir :

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Et si on déménage, j’en rachèterai un encore plus beau !

NB: Ce message ne contient aucune allusion misogygne comme quoi c’est à la femme de faire les nettoyages, je précise !

Junk food

Pas envie de me faire à manger ce soir, et pas envie non plus de sortir au restau. Donc comme tout célibataire qui se respecte, je me tourne vers la nourriture à l’emporter disponible au village.

Seulement Dieu merci, il n’y a pas ici ni McDonalds ou autre take away servant de la bouffe industrielle. Par contre, la petite gargotte à côté du 7/11 propose également des plats à l’emporter, et cela tombe bien, c’est juste sur la route pour la maison. J’ai donc craqué pour un poulet « ail et poivre », avec un peu de riz et la petite sauce ravigotte qui va bien :

Cela coûte 70 THB, et même pas de vaisselle à faire : c’est livré en barquette isotherme et il y a même la petite cuillère en plastique jetable. Voilà un plateau télé (avec captvty bien sur !) qui s’annonce bien…

L’irresistible ascension

Il n’y a pas à dire, il prend du galon, le père neuschgu :

Et ne sont pas mentionné ici : permis de pêche, permis de conduire (avec remorques attelées à un essieu), certificat de cuisine thaïe, permis gros cubes, permis de vélomoteur, carte de presse (bon, OK, faite à Khaosan Road). Ah, et j’oubliais : CSSI, master en informatique et Cisco CCENT. Il faut vraiment que je refasse mon CV…

Nouveaux copains

Depuis 3 ou 4 jours, j’ai la visite régulière chez moi de nouveaux petits camarades. Un couple apparemment, et Madame attend vraisemblablement un heureux événement. Cela ne lui a pas empêché de me faire un gros numéro de séduction, et comme je suis très sensible aux charmes des petites minettes, j’ai craqué, je les ai invité à manger à plusieurs reprises :

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Bon, là cela fait un jour que je ne les ai pas vus, mais c’est vrai que je suis rentré un peu plus tard que d’habitude. Et désormais figure sur ma liste de course hebdomadaire : « croquettes pour chats », parce que la boîte de thon à 44 THB, cela commençait à plomber mon budget nourriture. On ne refait pas…

Bloody sunday

Il y avait un jour ou deux que j’avais un peu mal à la tête (sans boire la veille !), mais pas plus que cela. J’avais bien une oreille qui me tirait un tout petit peu, mais je n’y ai pas vraiment prêté attention. En fait, quand on fait un boulot qui nous plait, on passe beaucoup moins de temps à s’écouter respirer et s’inquiéter du moindre petit bobo, même moi qui avait pourtant une forte propension à être un peu hypochondriaque sur les bords. Et hier, je pars comme à l’accoutumée pour mes plongés du matin : j’ai une petite plongeuse de 10 ans qui fait un baptême.

Sur le bateau, il y a tout de même pas mal de monde et je me rends compte que je vais devoir installer une ligne moi-même. Je cale ma gamine avec ma collègue et je descend avec ma corde.
Enfin j’essaie, car à 2,5 m un petit nain me décoche un coup de poignard dans le sinus supérieur gauche. Aie, je m’arrête tétanisé, mais il faut pourtant bien que j’aille attacher cette corde : ils sont une demi-douzaine à attendre à la surface. Alors je souffle tant que je peux par le nez, et le petit nain appuie un peu moins fort avec son couteau. Je descend encore un peu, et là je sens un truc bizarre dans mon nez, avec un goût bien caractéristique. Bref j’arrive finalement à 10m, et j’ancre ma bouée. En remontant, le petit nain remet ça. J’attends un peu, mais il faut pourtant bien que je remonte. J’y vais donc tout doucement, je ne sais plus où est le haut ni le bas, mais j’arrive finalement à la surface pour embarquer ma petite plongeuse vers les joies subaquatiques.

Et là elle me regarde d’un air horrifié : « Du hast Blut in der Brille ! ». J’enlève mon masque et constate qu’elle a raison : une jolie flaque rouge vif macule mon masque et doit me donner un visage fort engageant… Je rince vite le tout, l’air de rien, et prend mon sourire le plus séduidant : diving is fun !

Heureusement que j’avais une gamine de 10 ans avec moi et pas un déménageur de 150 kg : j’ai pu la tenir fermement et éviter les yoyos subaquatiques. Bref cela ne s’est pas trop mal passé finalement, mais je suis tout de même allé voir le pharmacien le soir (il s’y connait mieux que les médecins en matière de plongée). Bilan : un sinus complètement congestionné, visiblement à cause d’une petite infection. 5 jours d’antibiotiques plus décongestionnant à haute dose. Et la cerise sur le gâteau : la patronne m’octroie un jour de congé demain !

Sous l’eau

« Sous l’eau »… C’est une expression que j’utilisais souvent dans mon boulot à la RTS, surtout à la fin. Cela traduisait la pénible situation du sous-effectif, la quantité de choses à faire, et très souvent le temps perdu en tergiversations inutiles qui faisaient que le travail effectif n’avançait pas et que je n’avais pas une minute à moi.

En tant qu’instructeur de plongée, cette expression a maintenant pris un autre sens, beaucoup plus premier degré mais avec tout de même des implications assez similaires. En effet, quand je suis sous l’eau en train de plonger, je ne peux pas faire autre chose; ni répondre au téléphone, ni m’occuper de la paperasse pour mes élèves, ni de la facturation, ni des 12’000 trucs qu’il y a toujours à faire dans un centre de plongée. Donc on y pense en cours de plongée, et souvent quand je suis sous l’eau je pense à mon planning pour quand je serai « au sec ».

Mais il n’empêche que lorsque l’on me demande « Peux-tu faire ça cet après-midi ? » j’ai beaucoup de plaisir à répondre « Non, désolé, mais je suis sous l’eau ! » Le sens n’est désormais plus le même même si les implications restent identiques !

Le bouseux

Voila. Petite étape intermédiaire à Bangkok avant de faire un saut de puce en Europe. Mais après quatre mois sur mon île, le contraste avec Bangkok est pour le moins marqué. Je me sens comme Panturle débarquant d’Aubignane dans la grande métropole… En effet, passer d’une île reculée de 10’000 habitants à une mégalopole de 13 millions d’âmes, ça change !

Il y a d’abord la langue. Même si je ne suis pas très bien placé pour juger, les gens du sud de la Thaïlande parlent assez lentement, et avec (parait-il) un fort accent. Ici, je ne comprends encore moins qu’à Koh Phangan. Ce doit être comparable aux provencaux face aux parisiens.

Il y a ensuite la ville elle-même : un tissus urbain hyper-dense, avec des voies expresses dessus, dessous, à côté, le skytrain, les tuk-tuk, les bus, les motos, le bruit et les bouchons… Presque une heure et demie pour venir de l’aéroport au centre ville (y a-t-il un sens à parler de centre dans cette ville ?).

Et il y a le monde : impossible de marcher dans la rue normalement sans bousculer un groupe de touristes allemand ou gaulois tous rouges et tout suintant, hagards à se demander où ils vont aller…

Et il y a finalement les prix : ceux de la province n’ont rien à voir avec ceux d’ici : tout est payant, le verre d’eau, le Wifi, les toilettes. Et les prix des plats est allégrement multiplié par deux ou trois, voire plus selon les endroits…

Bref, comme disait (presque) Sting : I’m a phangan man in Bangkoooook… Et ce n’est que la première étape avant l’Europe !

Tu n’as pas honte ?

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Si.

Et maintenant j’ai en plus mal au bide…

Parenthèse

Mais que se passe-t-il donc ? Plus le moindre post depuis presque un mois, alors que la haute saison est maintenant terminée… Et bien rien de grave, je vous rassure, mais je me suis offert des vacances en Europe.

Enfin, « vacances », façon de parler, parce que ce fut un véritable parcours du combattant. Il y a bien eu quelques points positifs, à commencer par la joie ineffable de retrouver Madame et ma bande de minets, ou comme la météo de ce dernier mois qui fut presque digne de la Thaïlande, mais il y a aussi eu tout le reste.
Le premier point qui m’a frappé ici, c’est le coût général de la vie. En effet, en mois d’un mois j’ai dépensé plus d’argent qu’en presque 5 mois en Thaïlande, sans rien acheter de particulier. Et cette fois, il n’y a plus le salaire qui tombe tous les mois. Bref, il ne fait pas tant bon pour le porte-monnaie de s’attarder en Europe.
Ensuite, il y a les mille et une démarches administratives laissées en suspens il y a quelques mois et qu’il faut bien empoigner maintenant. Le fait de ne pas travailler permet de s’y consacrer pleinement, mais c’est incroyable le temps que cela peut prendre et la mauvaise volonté dont certaines administrations peuvent faire preuve. Un vrai poste à plein temps.
Et puis le dernier point, c’est vrai que l’on m’avait prévenu, mais je dois bien avouer que je ne me sens plus très à l’aise ici. Les ex-collègues, cela me fait toujours très plaisir de les revoir, mais on n’est maintenant plus dans le même plan de réalité. Ils ont leurs soucis qui étaient les miens, et qui me sont totalement étrangers maintenant. Et la famille, n’en parlons même pas. De mon côté il ne reste plus grand monde, mais le moins que l’on puisse dire c’est que le soutien n’est pas à chercher de ce côté là.

Bref, heureusement, tout cela est bientôt terminé. Dans quelques jours, c’est le grand retour « à la maison » comme je dis maintenant, pour la suite des aventures. Et promis, quelques posts un peu plus fréquents !

One night in Bangkok

Petite étape obligée à Khaosan avant de rejoindre mon île. J’aime bien quand on me demande pourquoi j’ai quitté l’Europe :

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Et l’aventure continue !