Back to school

Voila, j’ai touché le matos hier, va falloir s’y atteler gaiement :

20120602-190555.jpg

Il y a la bible du parfait instructeur PADI, les examens (avec les réponses) des cours que je devrai faire passer, plus toutes les plaquettes des différentes épreuves physiques. Etanches bien sûr, elles vont m’accompagner sous l’eau. Il faudra aussi que je me tape les 3 DVDs (pas étanches ceux-là !) avant le 22 juin, date des examens finaux. Je croise les doigts…

Immobilier mode d’emploi

Depuis que je suis arrivé ici, je me suis mis en quête d’une petite maison sympa à un prix raisonnable. Seulement cela ne s’est pas avéré chose facile, car il se trouve que les règles du marché, ainsi que l’accès à ce dernier, sont légèrement différents de ce que je connaissais en Europe. Alors voici ipso facto, les règles de base à connaître pour trouver son bonheur immobilier au pays du sourire :

  1. Se munir d’une quantité industrielle d’alca seltzer, car la plupart des opportunités se découvrent dans les bars, au tournant d’une conversation avec son voisin. Il faut donc fréquenter assidûment les débits de boisson, longtemps, et varier les types : bars russes (j’y ai négocié ma moto, d’ailleurs), italiens, estoniens, et bien sûr britanniques. Et il faut boire suffisamment pour devenir volubile et engager des conversations, d’où l’impérieuse nécessité de l’Alca Seltzer. Et le pinard ici, il flanque un mal de tronche dès le 2ième verre…
  2. Eviter les agences immobilières. Je suis tombé sur un expat français, et le dialogue a ressemblé à peu près à ceci :
    • Hello, have you got any long term rentals available ?
    • Euh, it dipant oh moche euh monet you want tout poute (euh).
    • Vous parlez français ?
    • Ah, vous êtes Français (large sourire reconnaissant) ?
    • Non, Suisse. Je pense mettre autour de xxx THB (montant surestimé de 50 % étant donné que je ne veux pas passer pour un clodo et que les statues en bronze de l’agence indiquent que l’on est chez des gens sérieux).
    • Par nuit ?
    • Non, par mois… Mais ça dépend de ce que vous avez.
    • A ce prix là, je n’ai rien…
  3. Oublier le panneau d’affichage à côté du 7/11 qui est à moitié arraché par la dernière mousson et qui comporte encore 1/2 annonce pour des cours de yoga dès le 1 février 2009…
  4. Prendre un bon forfait téléphonique et des cours de thaï accélérés et courir les routes à la recherche de panneaux « House for rent » avec un No de téléphone. Prendre une grande inspiration et composer le No. En général, cela donne à peu près ça :
    • Hello, do you speak English ?
    • Khâa..
    • I’m calling for the house for rent in XYZ.
    • Khâa…
    • Could I visit ?
    • คุณไม่สามารถพูดภาษาไทยเป็นสิ่งที่โลก ?
    • Kop khun khap.

Voila, j’en suis à peu près là de mes investigations, mais je ne perds pas espoir… Existe-t-il un vaccin contre la cirrhose du foie ?

Home sweet home

La rumeur a précédé ce billet, mais effectivement, ma méthode de recherche immobilière s’est avérée payante : j’ai touvé la maison qu’il me convenait et y ait maintenant déménagé depuis peu.

Alors bien sûr, ce n’est pas le palais du sultan, mais c’est une jolie petite maison en bois sur pilotis, de style thaï (je n’allais tout de même pas louer un chalet suisse !), deux pièces-cuisine, située dans une cocoteraie à 3 minutes du centre du village :

J’ai négocié ferme avec le proprio, mais j’ai obtenu l’accès Internet, la clim dans la chambre à coucher, ainsi que l’eau potable (livraison de bouteilles style Eden), le tout à moins de 300.- par mois. Le marché est un peu moins tendu que chez nous…

Alors voici quelques photos, welcome to my place :

Le balcon et l’entrée :

 

Le salon d’apparat :

La chambre à coucher avec la clim :

Et la cuisine :

Accès Internet câblé en caégorie 5E, s’il vous plaît :

A moi les download en Gigabit :

 Ca c’est du patch panel de pro, avec pince à linge intégrée pour garantir le débit ! Mais quoi qu’il en soit, ça marche !

Voilà, je suis un peu en train de prendre mes marques, le matelas est un peu dur, mais je suis maintenant chez moi, c’est une étape importante.

Exas théoriques

Si jamais je me plante aux examens finaux, il y a peu de chances que cela soit à cause de la théorie :

Mais bon, rien n’est encore joué : encore 10 jours avant la session finale sur l’île d’à côté. Tenir le rythme…

Exas théoriques II

Alors pour les exas théoriques, on a droit à une « calculatrice électronique non programmable »… Evidemment l’iPhone ne rentre pas dans cetre catégorie et j’ai dû passer en ville pour faire l’acquisition de l’objet en question :

En arrivant à la maison, j’ai faites devoirs avec ma nouvelle calculette que je croyais être une CASIO, mais non, j’avais mal lu la marque… Pour sûr les responsables marketing de cette firme n’ont pas de business plan prévu dans les régions francophones !

 

 

Calme avant la tempête

Voilà, les cours sont terminés. On a passé les examens blancs aujourd’hui, cela s’est plutôt bien passé pour moi et ma camarade de galère : on aurait été reçus tous les deux si on avait été en conditions réelles, abstraction faite du stress bien sûr.

Les examens se composent de deux parties : théorie et pratique, comme au permis de conduire. La théorie porte sur la physique (hydrostatique et gaz parfaits), la physiologie, l’environnement, le matériel et théorie de décompression. Un second volet (éliminatoire celui-ci) porte sur les standards de plongée PADI. Pour la pratique, on doit démontrer des sessions de cours en milieu confiné et en milieu naturel. Il y a également une partie d’enseignement en classe (au sec !). Bien sûr, toutes ces épreuves doivent être effectuées conformément aux standards (genre ISO), et tout manquement à cette règle est sanctionnée par des pénalités, qui peuvent être éliminatoires si c’est un standard de sécurité qui est violé par exemple. Bref, il faut tout faire dans l’ordre et pas question d’y mettre de la fantaisie !

On a donc un dernier jour de révision demain, et on en profite entre nous pour partager nos compétences respectives : ma camarade est une vraie sirène dans l’eau et moi je peux enfin exploiter mon incommensurable savoir acquis à force d’user mes fonds de culotte sur les bancs d’écoles diverses et variées. Ca c’est du teamwork !

Après demain c’est donc le grand départ pour l’île d’à côté, où l’on va passer deux jours sur le grill. Quand on reviendra, on sera Instructeurs, ou alors…


Under water nobody can hear you scream
Continue la lecture

OWSI

Je ferai de subtils commentaires un peu plus tard, mais pour mettre fin au suspense, oui, j’ai reçu ce papier en mains propres ce matin :

Je suis maintenent officiellement PADI Open Water Scuba Instructor, va falloir que je remette mon CV à jour. Mais là maintenant, je vais aller m’en prendre une fédérale, et je mettrai plus de détails lorsque que mon cerveau sera à nouveau fonctionnel et mon foie en cale sèche…

PS: Merci à vous tous qui m’avez envoyé des commentaires, j’ai beaucoup apprécié votre soutien, et cela m’a mis du baume au coeur dans les moments difficiles. Cheers, mates !

DsD training

Cela s’est passé à la fin de notre cours IDC juste avant les examens sur Koh Tao. Notre Course Director et le Staff Instructor (qui est aussi le patron du centre de plongée) nous avaient préparé un petit atelier « Discover Scuba Diving », durant lequel ils ont joué des étudiants quelque peu… indisciplinés. Le but étant de tester notre capacité à gérer des problèmes, rester zen et contrôler les pulsions de meurtre qui nous ont rapidement envahies durant cet exercice.

[youtube VYRx9sQuG3w 350]

La video est due au talent de notre vidéographe, qui m’a filé les rushes tels quels, sans montage aucun. C’est un peu longuet, mais il y a des moments d’anthologie là dedans ! On a d’ailleurs beaucoup ri, mais après coup…

La vie aquatique

Pas eu beaucoup de temps pour écrire depuis mon intronisation OWSI. Il faut dire que je n’ai pas eu un seul jour de congé, même pas pour me remettre de la soirée de clôture. J’enchaîne les certifications depuis, et j’ai maintenant à mon actif un Open Water et 6 « Discover Scuba Diving » (DSD). Les DSD, à ce que j’ai compris, c’est un peu le paiement des galons : ce n’est pas vraiment un cours, et ce n’est pas non plus une « fun dive » étant donné que les clients n’ont pour la plupart du temps jamais mis la tête sous l’eau. Donc on a peu tendance à refiler ça au petit nouveau. Mais bon, je dois dire que j’aime encore bien conduire ce genre de plongée, et je trouve assez extraordinaire de voir les gens un peu effrayés au début sortir de leur plongée avec un grand sourire sur la figure.

Et j’ai remarqué un détail amusant : les filles sont généralement bien meilleures que les mecs dans ce genre d’exercice. Cela doit être dû au fait qu’elle n’ont pas de fierté mal placée à devoir montrer qu’elles n’ont pas peur et qu’elles ont déjà tout connu, tout vécu et tout expérimenté. Les mecs ont tendance rouler les mécaniques et ils ravalent leurs appréhension. Au final, ils oublient les 3/4 des consignes que l’on donne et s’en sortent beaucoup moins bien que la gente féminine. Il faut dire aussi que mon physique n’est pas un avantage : un petit gros, on veut bien lui faire confiance pour du travail de bureau, mais il ne peut être que nul dans un truc comme la plongée. Et là je ne peux malheureusement pas faire grand chose, car même si je perds du poids, les talonnettes dans les palmes cela ne marche pas vraiment.

Bref, ce n’est pas un scoop, mais je préfère définitivement les filles !

Fondue

La fondue crée la bonne humeur, aussi à 30 degré en Thaïlande :

20120712-064859.jpg

Bon, j’ai triché : j’ai acheté des paquets de fondue Emmi toute prête chez Tesco. Mais trouver du vacherin ici, bonjour ! Enfin, elle n’était pas mauvaise, et le petit blanc australien passait bien à condition d’y ajouter quelques glaçons.

Par contre, là je repars pour une série de bouffe thaïe, car ma digestion est foutue pour une semaine. Bon sang qu’est ce que c’est lourd la fondue !